Les tremplins et dispositifs d'accompagnement

Comment différencier les types d’accompagnements ?

Le concours, court dans le temps, est généralement centré sur les capacités techniques des musicien·ne·s.

Le tremplin permet aux artistes de bénéficier de coups de pouce sous forme de gains (une date sur un festival, un temps d’enregistrement, une bourse, etc.).

Le dispositif de repérage est plus conséquent et légitimant. Il permet d’être « découvert » par des professionnel·le·s.

Enfin, le dispositif d’accompagnement est une version plus longue et approfondie. Les objectifs à atteindre sont co-définis par l’artiste et les accompagnateurs. L’accompagnement concerne autant le conseil artistique que l’aide à la structuration du projet. Il prend en compte plusieurs périodes de travail (création, enregistrement, plan de communication, promo, tournée, etc.). C’est une relation privilégiée qui permet une réflexion poussée sur le parcours de l’artiste.

Certains dispositifs sont un mix de ces types d’accompagnements.

Pourquoi postuler ?

Pour répondre à cette question, il faut d’abord comprendre qui porte la production du dispositif convoité.

La structure productrice s’inscrit-elle dans une démarche lucrative (studio d’enregistrement, médias, etc.), ou remplit-elle une mission de service public (MJC, SMAC, collectivité, etc.) ? Ne jamais oublier que derrière ces dispositifs, il y a toujours une relation « donnant-donnant ». L’objectif est de comprendre le bénéfice pour telle structure de produire ce dispositif – au minimum de la visibilité – et s’assurer qu’il est en adéquation avec ses valeurs.

Il est ensuite intéressant d’identifier l’envergure territoriale du dispositif : une bourse décernée par une commune est moins prisée qu’un dispositif de repérage de festival national par exemple. Pour autant, elle pourra être aussi intéressante.

Enfin, il est primordial de considérer l’esthétique défendue. Inutile de s’inscrire au Buzz booster si on ne fait pas du rap !

Une fois qu’on saisit les enjeux, il est intéressant de définir ses besoins, pour voir si le dispositif y répond. Ils peuvent être divers :

  • Se faire connaître.
  • Gagner une date de concert.
  • Bénéficier d’un coaching.
  • Obtenir des conseils stratégiques de développement professionnel.
  • Etc.

Faut-il être pistonné pour gagner ?

On entend souvent revenir cette phrase lorsque tel artiste n’a pas gagné. Il faut savoir que les jurys sont souvent sélectionnés avec minutie, composés de professionnel·le·s expert·e·s et/ou d’employé·e·s de la structure qui produit le tremplin. 

Pour un·e juré·e, c’est un honneur d’être sollicité·e. L’envie de bien faire prime sur d’éventuels intérêts personnels. La délibération peut générer des frustrations chez l’artiste candidat – pourtant le résultat apparaît généralement telle une évidence.
Une exception à cela : les tremplins de l’industrie du divertissement qui vont faire appel au public pour voter. La notion d’expertise et d’impartialité n’est alors plus valable.

Dans tous les cas, postuler est une démarche volontaire qui induit l’approbation des règles du jeu.

> Comment optimiser ses chances d’être sélectionné·e ?

• Soigner sa présentation (dossier valorisant, enregistrements audibles …). Selon le nombre de candidatures, le temps d’auscultation peut aller de 30 secondes à 10 minutes par dossier. Les premières secondes sont primordiales.

• Postuler au bon tremplin, au bon moment.

• Ne pas se survendre, être juste.

> Comment optimiser le succès de sa séléction dans un dispositif ?

• Être volontaire.

• Négocier pour mieux adapter le dispositif à ses besoins.

• Ne pas attendre plus que ce que le dispositif est en mesure d’offrir.

> Quelques point de vigilance supplémentaires :

• Éviter les dispositifs reluisants qui auraient plus besoin de votre participation que l’inverse.

• Avant de candidater, bien lire les critères, et mesurer les contreparties attendues, parfois contraignantes (logos, disponibilités, jouer gratuitement, etc.).

• Lorsqu’il y a production d’un support (enregistrement ou vidéo), s’assurer de rester propriétaire des droits.

Fiche rédigée par Clotilde Bernier (maj 01/03/2021)

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