Opale a publié la troisième édition de son enquête nationale sur les associations artistiques et culturelles. Cette troisième enquête permet de disposer d’une vision précise du rôle et
des réalités socio-économiques de ces organisations à l’issue de l’épisode pandémique. Créée en 1988, l’association Opale (Organisation pour Projets ALternatifs d’Entreprises) intervient auprès des porteurs de projets artistiques et culturels notamment les associations ainsi qu’auprès des acteurs qui les accompagnent : État, collectivités locales, réseaux, fédérations…
- 66,6% des associations culturelles employeuses sont dans le domaine du spectacle vivant
- 50% des associations interrogées rapportent que leur budget a augmenté entre 2018 et 2023, 22% indiquent un budget stable et 28% un budget en baisse.
- 21 % des associations culturelles employeuses sont implantées dans de petites communes de moins de 3 000 habitant·es et 25 % sont situées dans de grandes villes de 100 000 habitant·es ou plus.
- Les modèles économiques évoluent peu, reposant toujours largement sur les recettes propres à plus de 50% et pour un tiers des subventions publiques, principalement issues des collectivités territoriales, dont les contributions sont en baisse. La moitié des associations culturelles employeuses ne reçoit pas d’aides d’Etat. La moitié également ne reçoit pas d’aides des régions. Le financement, la baisse et l’émiettement des subventions restent les premières difficultés pour la majorité des associations.
L’enquête a été financée par le ministère de la Culture, la Caisse des Dépôts, l’Institut pour la Recherche de la Caisse des Dépôts, le ministère de l’Economie et des Finances, le Fonds Social Européen, l’Afdas et l’Uniformation/Héxopée.