VIRGINIE BERGIER-SIGNOVERT // LO BOLEGASON

- Le 24 mars 2021

Selon vous, en quoi consiste la ressource ?

Tel que je le conçois, ce terme recouvre un champ très large d’activités. L’information, l’orientation et l’accompagnement tout au long du cheminement d’un projet artistique constituent les principaux objectifs de la ressource. L’accompagnement et la ressource me semblent intimement liés, même indissociables. Le Bolegason les englobe d’ailleurs dans un pôle commun.

De quelle manière la ressource peut-elle être utile dans la sphère des musiques actuelles ?

A partir du moment où elle permet de rencontrer des porteurs de projets artistiques, de leur apporter des conseils et de les orienter, la ressource se révèle utile au développement des projets, qu’ils soient amateurs ou professionnels. En pratique, le Bolegason propose de multiples services dans ce domaine : un soutien administratif, une aide au développement (stratégie, communication, technique), un fonds documentaire physique et numérique, une newsletter régulière, des ateliers, etc. Du fait des mesures de distanciation imposées par la crise sanitaire, nous proposons désormais également des ateliers en visioconférences. Récemment, nous avons aussi créé une page Facebook spécifiquement dédiée aux musiciens fréquentant notre structure. Sur cette page, nous relayons toutes les informations qui peuvent les intéresser et qui concernent le Bolegason ou d’autres structures partenaires.

Qu’apporte la ressource au niveau des territoires ?

Le porteur de projet se trouve au cœur de la ressource. En Occitanie, il existe une grande synergie entre les différentes structures qui œuvrent dans ce domaine. Le Bolegason collabore par exemple beaucoup avec l’ADDA (Association Départementale pour le Développement des Arts) du Tarn et mène des échanges constants avec Octopus. Au-delà de l’Occitanie, nous sommes aussi en lien étroit avec le collectif RPM (Recherche en Pédagogie Musicale), qui met en réseau à l’échelle nationale des acteurs engagés sur la question de la pédagogie dans le secteur des musiques actuelles. Je suis membre du conseil d’administration du collectif et, dans ce cadre, je travaille notamment sur la formation professionnelle. La connexion entre le Bolegason et RPM représente une vraie plus-value, en particulier quant au suivi de l’actualité. Tout fonctionne aussi très bien au niveau de la mutualisation des ressources et des expériences entre les acteurs culturels du secteur Musiques Actuelles sur l’ensemble du pays, en partie grâce aux listes de diffusion de la FEDELIMA (Fédération des Lieux de Musiques Actuelles).

Comment se profile l’avenir de la ressource à vos yeux ?

Même si nous traversons une période difficile, je reste positive. Depuis le début de la pandémie, il est essentiel pour moi de maintenir un lien avec les personnes que j’accompagne et de leur apporter des réponses par rapport à cette situation. Devenu indispensable dans le contexte actuel, l’outil de la visioconférence m’apparaît comme un atout supplémentaire pour le futur. Nous nous attachons à toujours faire évoluer nos outils pour atteindre le plus haut degré de compétence possible vis-à-vis des artistes avec lesquels nous travaillons. De manière plus générale, la complémentarité et la mutualisation déjà existantes entre les structures doivent s’accroître encore davantage. Octopus y travaille beaucoup et je pense que c’est l’avenir de la ressource.

LO BOLEGASON
CASTRES (81100) - TARN

Entretien réalisé par Jérôme Provençal, journaliste indépendant